8 octobre 2017

Prévoyance 2020, fausse bonne ou vraie mauvaise idée?

Le 24 septembre dernier, le peuple suisse refusait la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Cette décision, plonge maintenant le pays dans une incertitude quelque peu inquiétante, car cette réforme, malgré les imperfections qui la caractérisaient, avait pour objectif de garantir le financement de notre système de retraites ces prochaines années, ainsi que de maintenir le niveau des rentes.

Le peuple suisse en a décidé autrement. Et maintenant?

Il y a urgence, le temps nous est compté. Les détracteurs de cette réforme n’ont pas plus de solution que ses défenseurs, et c’est bien dommage, car nous devons trouver une solution pour nous assurer une belle fin de vie, et assurer une belle fin de vie à la génération suivante.

Il est évident que, suite à ce refus de réforme, nos représentants à Berne doivent proposer des idées qui puissent convaincre le peuple suisse. Un des premiers à faire entendre sa voix du côté de la capitale n’est autre que notre conseiller national valaisan Jean-Luc Addor. Notre représentant vient de déposer une interpellation demandant au Conseil fédéral d’évaluer le potentiel d’économies pour l’AVS et l’AI si les rentes versées à l’étranger étaient adaptées au coût de la vie sur place (Le Matin du 30.09.2017).

Si je comprends bien la réflexion de M. Addor, on priverait d’une partie de leur rente des gens qui ont travaillé toute leur vie, souvent dans des emplois pénibles et peu rémunérés, des gens qui pour une grande partie se voient presque contraints à l’exil afin de s’offrir une meilleure retraite, le coût de la vie en Suisse ne leur permettant pas de profiter pleinement de leurs dernières années de vie. Si je poursuis dans ce sens, ces gens n’auraient donc plus la liberté de disposer de cet argent qui leur revient de droit, car si on adapte leur rente au coût de la vie du pays qu’ils ont choisi pour y vivre leur retraite, ils ne pourront plus s’y installer, leurs revenus devenant alors insuffisants même dans un pays dont le coût de la vie est moins élevé qu’en Suisse.

J’ose espérer que ce genre d’idées ne sera pas trop pris au sérieux du côté de Berne car je considère que c’est une atteinte à la liberté individuelle de chacun, de ne pas pouvoir disposer librement de l’argent qui lui revient de droit, après une vie de labeur.

Didier Buisson

1 commentaire:

  1. Cette idée est d'une telle bêtise que je renonce à disserter. Que feront les retraités privés d'une partie de leur retraite. Ils retourneront en Suisse et toucheront une rente complémentaire pour survivre. Beau résultat!

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