12 mars 2016

Thèse numéro huit

«L’école est aussi une école de vie» : tel est l’intitulé de la thèse numéro 8, qui insiste sur la nécessité de fournir aux élèves des repères de jugement universels, autrement dit des valeurs qui leur permettront de se forger une «conscience morale». Cette conscience morale n’a semble-t-il rien à voir avec l’enseignement religieux dont OF ne dit pas un mot. On ne va pas s’en plaindre. On pourra néanmoins s’interroger sur la nature des accords passés par le Département avec l’Evêché en ce qui concerne l’école et sur la volonté affirmée par ailleurs de maintenir des cours systématiques de religion dans les classes plutôt que la formation «éthique et cultures religieuses», sans caractère confessionnel, prévue dans les plans d’études romands.
 Certes, les cantons ont la possibilité d’y déroger en fonction des particularismes locaux.

Il est plus surprenant encore de lire que «une conscience morale ne peut être formée et cultivée qu’à travers l’enseignement prioritaire des fondements de l’histoire de notre civilisation.»
 Doit-on comprendre qu’OF manifeste un intérêt particulier pour l’histoire ? Cette discipline doit-elle donc faire partie des fameux «fondamentaux»? Doit-elle être traitée comme une discipline distincte avec sa propre dotation horaire (ce qui n’est pas prévu dans le PER qui l’intègre à l’ensemble plus large des sciences humaines et sociales)? L’avenir le dira, quand il s’agira de concrétiser cette thèse, «La connaissance de son devenir permet d’en assurer la pérennité», ajoute le Chef du Département, qui se mue soudain en astrologue pour mieux nous convaincre qu’avant de s’ouvrir aux valeurs des autres (celles des étrangers), il faut avoir foncièrement assimilé les nôtres. On n’aura pas la cruauté de demander à OF quelles sont les valeurs dont il parle, tant il paraît convaincu qu’elles sont partagées par tous les Valaisans.
 
(à suivre)

Cilette Cretton

1 commentaire:

  1. C'est exactement ce que je pense, sauf que je trouve que ce sont les parents qui doivent transmettre ces valeurs et non l'école. C'est ce qui manque à nos enfants, ce qui fait que les mœurs deviennent de plus en plus légères.

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