6 mars 2016

Thèse numéro trois

 Cilette Cretton analyse les thèses d'OF.:

Cette thèse, intitulée «pour un enseignement basé sur les contenus», précise simplement que l’élève n’est pas à l’école simplement pour apprendre à apprendre, mais aussi pour apprendre quelque chose. Il faut bien dire qu’on s’en doutait. Elle demande de «réhabiliter» la mémorisation, comme si celle-ci avait été bannie des apprentissages scolaires. Rien à dire sur ce point, si ce n’est que cette thèse, comme bien d’autres, part d’abord de l’hypothèse qu’un mode de faire aurait été abandonné depuis belle lurette par l’école pour justifier ensuite sa réhabilitation. (voir à ce sujet la magistrale démonstration de Yann Lambiel sur les bananes bleues).

Cette suspicion permanente a quelque chose de méprisant non seulement pour les enseignants qui passent pour des rigolos, mais aussi pour tous ceux qui depuis des années s’attachent à rédiger des programmes scolaires conformes aux exigences de notre temps.

A l’heure actuelle, tous les enseignants disposent d’un plan d’études unifié au niveau de la Suisse romande (le PER), qui fixe des objectifs de compétences (fondées sur des connaissances) que les élèves devront atteindre. Ce plan d’études harmonisé ne constitue pas une simple référence à bien plaire mais il a un caractère contraignant. Ces objectifs vont bien au-delà de l’apprentissage du livret ou de quelques dates d’histoire. On aurait souhaité que le Chef du Département le rappelle et surtout qu’il manifeste clairement son adhésion aux engagements pris dans ce domaine par tous les cantons, Valais y compris. A défaut… on risquerait imaginer qu’il pourrait ne pas y souscrire…

(à suivre)

Cilette Cretton

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