25 novembre 2010

Le paysage comme capital.

Pour faire écho aux propos de notre ami Urbain lors de la soirée de rencontre avec le PS du 2 novembre au Châble, je vous signale une récente parution dont parle la presse du jour et notamment Le Temps.

L'Office fédéral de l'Environnement vient de publier une étude sur l'impact de l'urbanisation, l'augmentation du trafic et de la population sur le paysage; il ressort de cette étude deux bonnes nouvelles:
- Les rives des cours d'eau résistent à l'urbanisation et restent naturelles
dans leur grande majorité.
- La forêt s'étend, au bénéfice de la biodiversité.

Par contre, pour tous les autres points d'observation, les nouvelles sont mauvaises:
- Toujours plus de surfaces construites qui entraînent un mitage et un morcellement des paysages.
- Toujours plus d'imperméabilisation des sols, d'où une diminution de la fonction écologique des sols.
- Toujours moins d'endroits plongés dans l'obscurité totale pendant la nuit au point que sur le plateau depuis 1996 il n'en reste aucun!

Si le paysage avait une valeur, il serait mieux traité et respecté; mais on oublie trop fréquemment que le paysage est le capital de départ pour des activités aussi importantes en Suisse que l'agriculture et le tourisme. Par ses activités, le paysan protège le paysage; par sa venue en Suisse, le tourisme protège le paysage; sans magnifiques paysages, plus de tourismes en Suisse, ce qui devrait nous faire réfléchir à deux fois avant de se lancer dans la construction effrénée de nouvelles infrastructures en montagne par exemple.

Je vous recommande la lecture du rapport complet, que vous trouvez sur le site de l'Office Fédéral de l'Environnement, la date de publication est le 22 novembre 2010 : http://www.news.admin.ch

Sophie Juon

1 commentaire:

  1. Pour ajouter une petite précision au texte ci-dessus, il ne reste plus aucun 'km2' plongé dans l'obscutité durant la nuit depuis 1996.
    Sinon, le résultat de cette étude ne me surprend en rien. Est-ce que des décisions politiques sérieuses seront prises à la suite de ce rapport ? J'en doute.
    Le bien-être personnel de la génération actuelle 'au pouvoir' pèse à coup sûr plus dans la balance que le futur des générations à venir.

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