18 septembre 2009

Suppression de l'initiative populaire générale - mais que fait le Parlement ?

Ce sujet ne passionne pas les foules, il n'y a quasiment pas de débat et tous les partis sont pour!! sauf les jeunes libéraux-radicaux et le PDC lucernois!

Malgré cette unanimité de notre Conseil Fédéral et des Chambres, 32 % des citoyens voteront non à cet objet et 39 % des citoyens sont indécis.

De quoi s'agit-il?

En 2003, sur demande d'une initiative parlementaire, le Conseil Fédéral et le Parlement proposent en votation populaire une révision des droits populaires et notamment l'introduction du droit d'initiative populaire générale.

Le peuple peut, en récoltant 100'000 signatures proposer, selon le sujet, une modification de la Constitution ou d'une loi, ou même la suppression de lois devenues inutiles. Ce nouvel outil est présenté dans le message du Conseil Fédéral en 2003 comme un élargissement bienvenu des droits démocratiques et un instrument souple et efficace. Les critiques sont balayées et le projet, soutenu par le Conseil Fédéral et les Chambres, qui demandent au peuple de voter oui, est accepté à une large majorité (mais avec une participation en dessous de 30 %).

En mai 2006, le Conseil Fédéral a donné le dossier au Parlement pour que ce dernier prépare les textes de loi. Mais coup de théatre, les Chambres refusent d'entrer en matière : ce projet est trop compliqué, inapplicable, et de toutes façons personne n'en veut... Donc aujourd'hui on nous propose d'abolir ce droit, alors que ces mêmes autorités nous ont incité à voter oui en 2003!

Heureusement que l'assurance maternité n'a pas subi le couperet de l'impatience du Parlement, car pendant toutes ses années de gestation devant les Chambres, elle aurait eu le temps de passer à la trappe elle aussi!!

Je comprends bien que même nos parlementaires peuvent se tromper et nous recommander l'acceptation d'une loi qui se révèle impossible à mettre en place; mais pourquoi pas plus d'effort de la part de nos parlementaires? Pourquoi un abandon si rapide, sans contre-projet ? Est-ce parce qu'à force de vouloir contenter tous les côtés de l'échiquier politique notre parlement accouche de petites retouches, forcément complexes puisqu'elles doivent s'intégrer dans un système démocratique déjà encombré, et n'ose pas une complète refonte du système, lequel aurait au moins le mérite d'attirer plus de citoyens aux urnes que 34 % ?

Sophie Juon

1 commentaire:

  1. Je trouve tout de même aberrant que des millions soient dépensés pour « plus de droits démocratiques » et qu’on dépense à nouveau quelques millions par paresse, parce que c’est compliqué, parce que c’est trop complexe,… Pourquoi les a-t-on élus nos chers conseillers ? Pour travailler ! Grrrrrrrrr

    RépondreSupprimer

Vous êtes cordialement invités à laisser un message. Les commentaires peuvent être modérés. Les utilisateurs anonymes sont tolérés, mais la modération des commentaires anonymes répond à des critères plus sévères. Merci de votre courtoisie.