24 mai 2015

Rhône3 aussi pour l'Entremont



extrait:



6 commentaires:

  1. Désolée de ne pas bêler avec le troupeau .... Parce que la disparition de 800 ha de SAU (surfaces agricoles utiles) et 300 ha de SAD (surfaces d'assolement) constituera un atout pour l'agriculture ? J'aimerais bien qu'on m'explique.

    RépondreSupprimer
  2. Le nouvelliste fait référence à l'intervention de Jérémie Pralong, tu peux lui demander si tu veux plus de précision sur cette question mais dans les grandes lignes, les arguments par rapport à l'agriculture sont:
    - Rhône3 permet aussi de sécuriser les exploitations et les zones agricoles dont beaucoup sont dans une zone de danger élevé.
    - Rhône3 permet de conserver une biodiversité de la faune et de la flore aux abords de zones cultivées.
    - Rhône3 ménage la nappe phréatique. Si on creuse (la solution des référendaire) la nappe aura un niveau plus bas avec un risque d'assèchement des puits agricole et de certaines zones agricoles qui sont naturellement irriguées par la nappe.
    -Rhone3 permet d'assainir plusieurs sites pollués et contaminés qui menacent l'agriculture et la nappe phréatique comme Pramont ou Chippis
    Finalement, tous les dix-huit mois on fait disparaître en Valais sous le goudron, le béton, le gazon et les thuyas l'équivalent de toute la surface agricole nécessaire à Rhône3, je ne pense pas que la priorité pour protéger les surfaces agricoles soit d'aller contre ce décret.

    RépondreSupprimer
  3. Sur le blog du MISE, Camille Carron, ancien conseiller communal MISE à Fully et député au Grand Conseil, témoigne de son expérience et remet la question des terres agricoles en perspective.

    Rhône3-ces si chères terres agricoles

    Pour la sécurité alimentaire de la Suisse, il est juste de se préoccuper de la disparition des terres nourricières. Mais peut-être faut-il investir toute son énergie là où elles sont vraiment en danger.

    Pendant 12 ans, j’ai fonctionné comme conseiller communal à Fully, dont 4 avec la responsabilité du plan de zones. Sur tous les tons j’ai entendu dans les assemblées publiques, parfois de manière agressive et irrespectueuse, des interventions pour dire à quel point il fallait que la 3ème correction du Rhône ménage les terres agricoles.

    Dans le cadre du plan de zones, il y a eu des séances d’information, une mise en consultation, deux mises à l’enquête publique, des dizaines de demi-journées ouvertes pour la consultation des plans et règlements. Pas une seule fois je n’ai entendu un agriculteur de la plaine ni aucun membre de l’ADSA ou de la Chambre valaisanne d’agriculture demander qu’on ménage les terres agricoles. Au contraire, j’ai vu la majorité des personnes qui étaient intervenues en public contre Rhône 3 solliciter qu’on mette leurs parcelles, parfois parmi les plus fertiles de la plaine, en zone à bâtir.

    Et pourtant, chaque 18 mois on fait disparaître en Valais sous le goudron, le béton, le gazon et les thuyas l’équivalent de toute la surface agricole nécessaire à Rhône 3 pendant 20 ans et plus pour sécuriser les 100’000 habitants de la plaine et les plus de 1’100 ha de terrains à bâtir situés en zone rouge. Pour protéger aussi contre les inondations les plus belles parcelles agricoles du canton.

    Camille Carron,
    ancien conseiller communal et député

    RépondreSupprimer
  4. Euh oui, merci, j'avais lu les arguments de Jérémie et l'article de Camille Carron. Mais ils ne m'avaient pas du tout convaincue. Leur argument principal est que chaque 18 mois, d'énormes quantités de terres agricoles disparaissent en Valais au profit de la construction et du goudronnage (ce qui est évidemment un scandale, mais les paysans n'en sont pas les seuls responsables, non ?). Mis à part qu'il faudrait des chiffres précis, je trouve cet argumentaire assez léger. On pourrait le résumer ainsi : "vu qu'il y a déjà d'énormes quantités de terres agricoles qui disparaissent en Valais, on ne va pas s'inquiéter pour les 800 ha de SAU et les 300 de SAD que Rhône 3 va absorber". C'est comme si je disais : "vu que ma fille se drogue déjà, ce n'est pas si grave si elle devient alcoolique". Ou dans un autre registre : "étant donné le mitage du territoire colossal qui existe en Valais, pourquoi intervenir auprès de telle commune pour exagère dans ce domaine ?".

    RépondreSupprimer
  5. de telle commune QUI exagère

    RépondreSupprimer
  6. Ha, moi je vois ça comme: "si c'est pour construire ok, mais pour sécuriser, faut pas charrier, ça rapporte pas assez!"
    Remarquez, les deux se valent....

    RépondreSupprimer

Vous êtes cordialement invités à laisser un message. Les commentaires peuvent être modérés. Les utilisateurs anonymes sont tolérés, mais la modération des commentaires anonymes répond à des critères plus sévères. Merci de votre courtoisie.