15 mars 2015

Ferme intervention de Florian Alter sur R21

Cette semaine, le Grand Conseil s’est arrêté trois heures sur ce qui aurait pu être une réforme visionnaire et audacieuse de nos institutions, fruit d’un long travail politique. L’histoire retiendra en fait que le Valais, autour du jugement du TF qui invalide la manière d’élire le parlement, s'est échiné à ne changer que le strict minimum.


Pendant toute la matinée, le soutien aux minorités a été évoqué plus souvent qu’à son tour par une majorité qui a balayé les quelques changements proposés… par une minorité de députés éclairés. @_@

Quand l’issue des débats montrait un R21 plus proche du correctif que de la réforme, j’ai écrit ce petit texte pour donner le point de vue de LA minorité politique de ce parlement :

Je m’exprime au nom de la plus petite minorité de ce parlement : Entremont Autrement ! 




Et oui, 2x moins nombreux que les Verts…  




4x moins nombreux que le SPO.

Personnellement, je suis même une minorité linguistique dans mon village…  Quand je parle, personne ne me comprend…


Je me permets cette intrusion dans le débat final car Entremont Autrement espérait vraiment une réforme de nos institutions…  A la place, on a fait ça…

Garder 130 députés au lieu de diminuer à 100. Dommage ! La quantité pourtant n’est pas gage de qualité.

Garantir 35 députés dans le Haut-Valais et refuser de compter les résidents non-suisse d’une commune… 

Il y a des minorités qui ont le poids d’une majorité, bon à savoir.

Maintenir les districts en les appelant dorénavant sous-arrondissements: changement esthétique…

La majoritaire reste pour l’élection du Conseil d’Etat…

Sans parler des deux variantes !

Entremont Autrement est déçu : S’il peut vivre avec les 2 variantes, son choix se portait pour la variante 1. 

C’est marrant, selon l’excellent rapport Schumacher, (que je déplore n’avoir pas trouvé en français vu mon mauvais niveau d’allemand) la variante 1 n’aurait pas permis à Entremont Autrement de décrocher un siège en 2013, mais c’est la variante qui ressemblait le plus à une réforme.

Elle permettait aux vieux districts de voir un peu plus loin, de créer des synergies intéressantes entre plaine et montagne, d’ouvrir la vision plus loin qu’un carrefour où l’on tourne à gauche ou a droite. Ce parlement à choisit l’immobilisme électoraliste, et Entremont Autrement le déplore. 

Entremont Autrement ne se bat pas pour des sièges, mais pour des idées.

Les idées ont perdues aujourd’hui fassent aux sièges…  tant pis, mais je ne peux soutenir un tel simili de réforme. C’est pourquoi je prends mes responsabilités et refuse cette réforme.

Je m’excuse auprès de mon groupe, mais après avoir entendu parler des minorités avec tellement d’amour ce matin, Entremont Autrement, en tant que la minorité de ce parlement, devait s’exprimer sur le sujet.

Florian Alter

A voir ici

Réponse de Maurice Tornay (et son hardie métaphore du pipeline)

4 commentaires:

  1. Ce parlement n'a plus de majorité. Comment est-ce possible que toutes ses minorités n'arrivent à rien ?

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    1. Il est vrai que plusieurs changements ont été refusés par le PDC (61 députés sur 130), aidé de quelques UDC (5)....

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  2. MERCI pour ton exemple d'engagement non intéressé et BRAVO pour ton courage et ta magnifique intervention. EA peut être très fière de son unique député.
    Dans ma jeunesse, me rendre avec mon petit vélo depuis notre maison à Somlaproz me paraissait être une étape de montagne. Mais, ce qui se révélait être alors une montée vers un col hors catégorie pour l'enfant que j'étais, n'est en fait qu'un insignifiant et ridicule faux plat d'un kilomètre.
    Si cette révision n'accouche pas d'un rongeur, pour moi, la montagne a elle accouché d'une souris.

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  3. Bravo Florian

    C'est effectivement très dommage que les députés n'aient pas saisi cette opportunité de réformer nos institutions. Le système électoral est l'outil indispensable pour l'exercice efficace de notre démocratie. Il est important que ce système colle au quotidien des gens.

    Aujourd'hui les Valaisans bougent que ce soit pour leur travail ou leurs études, mais aussi pour leurs loisirs, ainsi la question de la représentativité des communautés (régions, vallées, etc) est moins centrale qu'au début du XXe siècle.

    Dommage que le PDC et l'UDC ne parviennent pas à façonner le Valais du XXIe siècle.

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