17 octobre 2011

Philippe Bender offre son intelligence historique au NF.

Puissante analyse de Philippe Bender dans le Nouvelliste du samedi 15 octobre 2011. Qui explique notamment les conditions de déplacement du septième siège, extrait:

Au Conseil national, le jeu politique valaisan se joue avec quatre grandes familles: PDC, gauche apparentée (PS, Verts et Ouverture), PLR et UDC. Lorsqu'il n'y a que deux blocs qui s'affrontent, les gains de l'un se traduisent automatiquement par des pertes chez l'autre. Quand le jeu se complique, une poussée à droite peut se traduire par l'obtention, paradoxale, d'un siège à gauche. Ou vice-versa.

"Il se peut très bien que la progression de la droite nationaliste fasse le jeu de la gauche internationaliste", résume Philippe Bender avec son sens de la formule. En clair, si l'UDC grignote suffisamment de voix au PDC, mais que le parti agrarien reste derrière la gauche, cela permettrait au PS de gagner un second siège. Mieux, la progression de la gauche pourrait n'être que le fait des Verts... et le PS pourrait néanmoins empocher le gain d'un fauteuil.

Le paradoxe pourrait aussi jouer dans l'autre sens. Si La Gauche, le parti d'Olivier Cottagnoud, faisait une belle avancée en arrivant à plus de 2% (contre 0,51% en 2007), il pourrait permettre à l'UDC de passer devant le PS et ses alliés et décrocher un siège. "En 1947, le PS et les radicaux étaient apparentés. Ils espéraient obtenir 3 sièges sur 7. Mais le POP (les communistes) s'est lancé dans la course et a obtenu 4786 suffrages: il a manqué 200 suffrages au PS pour conserver le siège de son leader Charles Dellberg. L'extrême-gauche avait tué le "père fondateur de la gauche"!"

Les propos ont été recueillis par JYG.
L'intégrale sur le site du NF

1 commentaire:

  1. De Olivier Cottagnoud.
    En 2007, la Gauche alternative avait fait, en étant apparentée au PS, 0.5%. C'est-à-dire que pratiquement aucun socialiste n'avait voté pour nous. Cette année en étant non apparentés, il y aura encore moins de socialistes qui vont voter pour nous. Nous ne volerons donc aucun suffrage au PS. Les voix que nous ferons, nous les prendrons ailleurs. On pourra tout juste nous accuser d'un manque à gagner avec les suffrages que l'on fera, mais ce manque à gagner n'appartient qu'à nous.

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