11 octobre 2011

La Gauche sans apparentement explique sa position.

Nous avions publié ici même une lettre d'un lecteur de notre blog ironisant sur l'attitude le La Gauche valaisanne dans l'affaire de son non-apparentement. Pour laisser enfin la parole et un droit de réponse à la dite Gauche, nous vous reproduisons ce message paru sur son propre blog. Nous le faisons par amitié pour ceux avec qui nous avons fait un bout de chemin l'automne dernier. (EA)

GVR ELECTIONS 2011: A GAUCHE, SANS ALLIANCE AVEC LA GAUCHE MODEREE
La décision de La Gauche-Valais romand a été de participer à ces élections 2011 sans alliance avec les autres partis de gauche. Certains ont pu y voir du sectarisme: il n’en est rien.

Il faut d’abord rappeler que La Gauche-Valais romand a été la première à demander une liste unique de la gauche. Soutenue d’abord par les Verts, les chrétiens-sociaux et Entremont-Autrement, cette proposition a été refusée par le PS. Suite à cela, la Gauche-Valais romand a soutenu le projet d’une liste commune de la gauche non-socialiste. L’idée d’une alliance avec le PS, suite à son refus de la liste de toute la gauche, n’avait la préférence ni de la Gauche ni des Verts. Puis les Verts ont refusé à leur tour la liste commune de la gauche non-socialiste pour finalement s’allier au PS. Que fallait-il faire dans cet inextricable enchevêtrement relevant de la pire politique politicienne ? Nous avions souhaité l’unité, d’autres nous l’ayant refusée, nous étions invités à suivre notre propre chemin. D’autre part, nous avons l’idée d’une autre politique libérée des calculs d’épicier pour des intérêts personnels, nous devons être cohérents et refuser ces combinaisons peu claires indignes des causes que nous défendons.

Quand l’unité n’a pu se réaliser, il faut aussi reconnaître que le système est ainsi fait qu’une campagne sans alliance donne plus d’occasions de présenter notre projet. La règle, mal faite et à changer, veut que des partis alliés doivent se partager les débats organisés par les médias, avec immanquablement l’avantage pour les plus importants. Un parti hors alliance peut prendre part à tous les débats. Quand les idées des partis alliés sont proches, une présence discrète présente moins d’inconvénients. Mais quand sur pas mal de points, on soutient une vision très différente, avoir le plus possible de moments pour la faire connaître est essentiel. D’autant plus si le parti est récent, souvent encore inconnu et qu’il dispose de peu de moyens et de canaux pour se faire entendre.

La Gauche-Valais romand appartient clairement à la gauche, qu’on ne s’inquiète pas à ce propos. Elle ne pense pas que la gauche modérée et la droite se valent. Mais dans les circonstances actuelles, elle a choisi de faire cavalier seul. Promotrice de l’unité, elle a été mise à l’écart. Souhaitant une autre politique, elle a assisté à de constantes manoeuvres de la gauche modérée. On ne se trouve pas à une période d’enjeux majeurs, où la présence d’un représentant de plus ou de moins de la gauche modérée engage le choix de politiques radicalement différentes (on n’est certes pas dans un heure cruciale où l’on serait à deux doigts d’une majorité à Berne prête à appliquer un vrai programme commun de gauche !). Dans cette région où la tendance qu’elle représente a été très souvent absente et ignorée, La Gauche doit faire connaître clairement et le plus possible ses idées.

C’est pourquoi en 2011, La Gauche a estimé, rationnellement et sans aucun sectarisme, qu’il valait la peine de mener une campagne sans alliance avec la gauche modérée.

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