21 novembre 2010

Aujourd'hui, je suis triste.

Je viens d'entendre le résultat de la seconde enquête de l'institut gfs.bern sur les votations du 28 novembre qui montre qu'une majorité des suisses acceptera selon toute vraisemblance l'initiative de l'UDC pour le renvoi des criminels étrangers;

je suis triste de constater que les manoeuvres de l'UDC contre les étrangers convainquent aussi facilement un aussi grand' nombre de personnes : sommes-nous vraiment tous des moutons?

je suis triste d'observer un manque de réaction de la part d'une grande partie de la population qui n'ira même pas voter le 28 novembre 2010 : j'ai encore l'espoir de croire que ceux qui ne voteront pas le 28 novembre auraient dans leur majorité rejeté et l'initiative et le contre-projet;

je suis triste de voir que les affirmations mensongères de l'UDC et leurs attaques incessantes contre les étrangers ne provoquent que des réactions molles de la part de nos politiciens, ce qui a abouti au contre-projet, contre-projet alibi qui ne fait que donner bonne conscience du devoir accompli à nos parlementaires, mais qui sur le fond n'apporte aucune amélioration;

je suis triste de constater le succès incontesté de la politique anti-étranger de l'UDC, qui forte de ce succès, ne va pas manquer de continuer à déposer des initiatives de plus en plus extrêmes non seulement contre les étrangers mais aussi contre les naturalisés, et qui sait dans le futur, contre toute personne qui ne rentre pas dans le moule UDC;

combien de temps allons-nous rester les bras ballants, sans réaction, voir notre pays se transformer en un pays anti-étranger, surtout quand il est ouvrier, chômeur, pauvre et basané?

j'ai peur que lorsque nous nous réveillerons, il sera trop tard pour corriger, réparer, effacer le mal fait par ces campagnes;

aujourd'hui, je suis triste.

Sophie Juon

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