26 août 2009

On nous écrit.

Un entremontant inquiet publiait sur son propre blog cette question le 4 avril 2009:

Je suis un catholique romain qui avait vingt ans à la mort de Pie XII et qui, par la grâce de la Fraternité, a conservé intacte la foi de sa jeunesse. Pour ce faire, il a fallu quelques renoncements et en particulier se faire à une marginalisation sociale inévitable.

Mais mon évêque demeure l’Ordinaire de Sion et c’est sous sa plume qu’en octobre 1999 j’ai lu que les fidèles (il dit: adeptes) de la Fraternité partageaient l’excommunication des prélats. Affirmée à l’alinéa 9 des «Nouvelles directives» du 1er octobre 1999, cette commune déréliction est confirmée encore à l’alinéa 11:«L’excommunication des membres et des adeptes de la Fraternité sacerdotale saint Pie X a été confirmée à plusieurs reprises par l’autorité de l’Eglise.»

Pour mon évêque, je suis donc excommunié. étant indiscutablement «adepte» de cette Fraternité.

Me voilà dès lors contraint de signaler une pénible inégalité de traitement. Le pape met fin à cette excommunicante situation; il le fait pour les évêques et il oublie, omet, néglige, le bas peuple dont
son autorité aurait, dit mon évêque, confirmé l’excommunication. Qui pourrait soutenir qu’il est conforme à la justice de libérer le maître et de sanctionner plus avant le serviteur? Mon lecteur est juge.

Suis-je encore ou ne suis-je plus excommunié?
Si je le suis encore, pensez-vous que monseigneur songe à m’en relever?
Mais si je ne le suis plus, sans qu’on m’en relève, l’ai-je jamais été?


Si la question est légitime, nous avons de la peine à comprendre pourquoi cet homme feint de croire que l'affaire ne concerne que son évêque. Il est en effet établi que cette excommunication a été confirmée par le souverain pontife.
Nous renvoyons donc notre homme à la lecture du motu proprio Ecclesia Dei qui ne laisse aucun doute sur cette affaire: c'est bien au pape qu'il doit d'être excommunié, comme l'a précisé Jean-Paul II se référant au code de droit canon article 1364. Nous lui conseillons donc de s'adresser directement au souverain pontife éventuellement par la voie d'un blog, le pape actuel n'étant pas à cheval sur le protocole.

Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu'à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu'ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l'unité de l'Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l'adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l'excommunication prévue par le droit de l'Eglise.

(Correspondant connu de la rédaction.)

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