15 janvier 2019

Valais: Tolérance zéro pour le climat


Voilà que ce matin, je lis que, en Valais, la TOLERANCE ZERO sera appliquée pour chaque étudiant qui aurait l'audace de participer à une manifestation pour demander aux politiques d'agir concrètement pour leur avenir sur cette Terre, et celui de leurs enfants et petits-enfants, plutôt que de passer 2 heures en classe.



Ce sont les dirigeants qui devaient recevoir cette revendication des jeunes qui ont décidé d'appliquer cette menace de répression indistincte.

Tellement sidéré par cette prise de position, je vais m'abstenir d'écrire quoi que ce soit. Ce sera mieux, je pense.

Olivier Bender


8 commentaires:

  1. Complément à cette nouvelle: Dans le Jura aucune sanction ne sera prononcée. A Neuchâtel, le dernier mot revient aux directions d'établissement. Au Lycée Blaise Cendrars à La Chaux-de-Fonds les élèves "auront la possibilité de se mobiliser pour ces questions climatiques", indique son directeur Christophe Stawarz. "C'est l'occasion pour eux d'apprendre ce qu'est un engagement citoyen."

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  2. Et pour les cantons qui sont prudents, aucun n'a l'intransigeance du Valais: (Source RTS):
    Dans les cantons de Vaud et de Fribourg, les élèves qui feront grève devront motiver leur absence, les autorités estimant que le mouvement n'a pas à avoir lieu durant les heures de cours.

    "Ce qu'on regrette, c'est le moment choisi", confirme François Piccand, chef de service à la direction fribourgeoise de l'Instruction publique. "La même chose en dehors des cours aurait un meilleur impact. On va forcément leur reprocher de s'engager pour pouvoir manquer des cours un vendredi après-midi."

    Quant aux autorités scolaires genevoises, elles se détermineront mardi sur l'attitude à adopter envers les élèves qui participeraient à cette grève du climat.

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  3. Et, pourquoi une journée de congé est organisée/offerte par l'Etat aux élèves et aux enseignants suite à l'élection de Mme Amherd ?

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  4. @Urbain: Parce qu'on a toujours fait comme ça dans ce canton de suiveurs serviles de la pensée dominante insufflée par ceux qui savent ce qu'il y a de bon pour nous. Pauvre Valais.

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  5. Tolérance zéro pour le climat?
    Je trouve le titre particulièrement malhonnête. Ce n'est pas parce que des écoles n'autorisent pas leurs élèves à sécher les cours que l'on peut parler d'une intolérance vis-à-vis du climat. Tout mélanger de la sorte, comme tu le fais ici, cher Olivier, est malhonnête, car il laisse croire aux lecteurs que les écoles se fichent de la réalité climatique. Ce n'est clairement pas le cas. Ce raccourci est mensonger.

    Je suis étonné qu'un élu communal en charge des écoles ne veuille pas comprendre que l'école a également des responsabilités et qu'elle n'a pas à libérer les élèves des cours pour aller manifester.

    Dans ce débat, on essaie de faire passer les écoles pour des organes totalitaires (le mot a été employé!), je crois que c'est renverser totalement le rôle des responsabilités.

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  6. Cher Josué,
    Primo, je n'ai pas écrit que l'école appliquait la tolérance zéro pour le climat, mais le Valais. Ensuite, je n'ai jamais employé le mot "totalitaire".
    En résumé, me traiter de malhonnête car tu interprète peut-être de manière trop personnelle mon article - tout enseignant que tu es - me laisse extrêmement perplexe. Et je rajouterais que ce qui est malhonnête, c'est de tronquer mon titre pour abonder dans ton sens. Juste indigne!

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  7. Poussez les blasés, qu’on puisse respirer...

    En Suisse romande, au Forum de Davos et dans le monde entier, les jeunes tirent la sonnette d'alarme climatique. Messieurs les dirigeants blasés, il est temps de les entendre!

    «Qu’ils commencent par faire la grève de l’avion…» Cette phrase idiote est devenue le mantra des politiciens les plus ringards du pays. Comme s’ils s’étaient glissé ce «bon mot» pour éviter d’avoir honte de leur propre indigence, face à une jeunesse qui leur reproche de ne pas en faire assez pour préserver la planète. Honte qu’une vingtaine de milliers d’écoliers puissent leur donner une leçon. Des cyniques, des blasés, qui, au lieu d’écouter, s’attachent à dénigrer l’autre pour donner l’impression d’avoir raison. Surtout, s’enfermer dans sa petite suffisance. La marque des faibles et des médiocres, depuis toujours. On les croyait une poignée, on les découvre légion, et ça fait vraiment de la peine.

    Quel triste spectacle de voir une grande partie de notre classe politique totalement dépassée par les enjeux actuels, tellement déconnectée de la jeunesse qu’elle la traite comme un vulgaire opposant, lorsque celle-ci a le malheur de faire valoir des inquiétudes légitimes. Alors que, dans un élan démocratique, des milliers de jeunes s’adressent pour la première fois à celles et ceux qui gouvernent notre pays, comment est-ce possible qu’une grande frange de la classe politique les considère comme des adversaires?

    Présente à Davos, l’égérie du mouvement, Greta Thunberg, souhaite voir les «grands» de ce monde «paniquer». On en est malheureusement loin. Préoccupée par son petit confort et celui de quelques lobbys à qui elle semble devoir des comptes, la classe politique actuelle semble avoir oublié qu’elle a été élue pour gouverner, non pas pour diriger.

    Alors tenez bon, chers jeunes, la Suisse a besoin de vous pour cesser de faire la politique du passé! Ne lâchez rien et débarrassez-nous de celles et ceux qui ne vous méritent pas. Ça se passe le 20 octobre. Date des élections fédérales.

    Edito de Michel Jeanneret dans l'Illustré, publié le 30.01.2019

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  8. «Au lieu de former des gens qui pourraient trouver des solutions, [l'école] en forme dans le but de les insérer dans une économie qui produit les problèmes que l’on connaît. C’est absurde». docteur en sciences de l’environnement à l’Université de Lausanne.
    Lisez l'excellente interview dans LeTemps de Daniel Curnier au sujet de l'inadéquation de l'enseignement scolaire avec la réalité sociétale actuelle.
    https://www.letemps.ch/suisse/daniel-curnier-lecole-apprend-plus-obeir-qua-sopposer

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