14 février 2018

Sion 2026, des JO à taille humaine, transparents, éthiques.

Les jeux du renouveau, les premiers jeux d’une nouvelle ère, des jeux durables, transparents, éthiques. Des jeux à taille humaine, la fin du gigantisme… Leitmotivs répétés à l’envi depuis des semaines, en forme de propagande assourdissante par la belle équipe soutenant dur comme fer le projet olympique en Valais.

Des jeux totalement à l’opposé de ce que l’on avait connu jusqu’à maintenant, en somme. Durables, face au gigantisme délirant et éphémère constaté lors des dernières éditions (combien de photos n’avons-nous pas vu de ces sites périclitant, à l’abandon?). Ou transparents, face aux combines opaques du CIO et des différents comités d’organisation qui nous dégoutaient, de révélation en révélation (qui n’a pas crié à la corruption lors de l’attribution des JO à Turin plutôt qu’à Sion, pour 2006?).

Et voilà que la semaine dernière, je me suis intéressé d’un peu plus près à ce projet, suite à la grand messe tenue à Sion en début de semaine.


J’ai d’abord voulu savoir, en toute transparence, qui faisait partie du comité d’organisation. En me rendant sur le site internet sion2026.ch, site officiel de la candidature, impossible de trouver un seul nom! Ni sur internet. D’autre part, je me demandais combien le canton du Valais injectait d’argent dans cette candidature. Pas moyen de trouver cette information non plus.

Pour la transparence, c’est pas gagné!

Puis j’apprends que des foulards estampillés « Sion 2026 » sont distribués dans des écoles et dans des camps de ski alors que toute publicité à l’école obligatoire est logiquement bannie, question d’éthique. Entendre ensuite dire que ce n’est pas de la propagande. Me demander ensuite si j’ai bien entendu. Ou si j’ai passé quelques années en profonde hibernation, et que les choses ont changé entre deux…

Pour terminer cette belle semaine, force est de constater que la promesse de jeux à taille humaine, durables et faisant foin du gigantisme du passé ne concerne pas la candidature aux JO 2026. En effet, voir un ballet d’hélicoptères transporter les membres de la presse convoqués jusqu’à la Hörnlihütte, à 3260 mètres d'altitude puis tourner autour du Cervin où Pirmin Zurbriggen brûle de l’essence dans un baril symbolisant une vasque olympique ne laisse que peu d’espoir vers une concrétisation des promesses.

Finir la semaine en me souvenant de l’adage qui dit « avec des tels amis, tu n’as pas besoin d’ennemis ». Là, je crois qu’il n’y a même plus besoin d’argumenter en faveur du NON pour la votation de juin. Le peuple valaisan saura voir clair.

Olivier Bender

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