16 mars 2017

L'échec de la ligne dure de l'UDC?

Johan Rochel
Le Temps publie, ces derniers jours, quelques excellents articles en rapport avec notre canton, notamment au sujet des élections cantonales qui se jouent en ce mois de mars. Evidemment, le Nouvelliste distille également de l’information en quantité sur le sujet, mais voir les choses d’un autre point de vue, sous un autre angle, est souvent salutaire et permet, pour ceux qui en sont capable, cette remise en question nécessaire au mouvement, à garder cet élan qui nous évite de rester figés dans nos certitudes et toujours progresser.

Ainsi, Johan Rochel, vice-président du think tank Foraus, nous propose un article (https://www.letemps.ch/opinions/2017/03/13/rejet-freysinger-lenjeu-national-scrutin-valaisan) d’une pertinence quasi outrancière sur l’enjeu national du rejet Freysinger au premier tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Mettant en doute la capacité de l’UDC à persister dans ses travers haineux, sa création de problèmes fantasmagoriques pour ne proposer que des solutions bouts de bois, il dit « Le vote valaisan est une occasion unique de signifier le rejet du symbole Freysinger et (aussi) de renforcer la ligne «pragmatique» de l’UDC. Trop longtemps passives et désorganisées, les forces politiques constructives avaient pris l’habitude de regarder béatement la machine à gagner. »

Et au sujet du candidat valaisan au Conseil d’Etat, il ajoute « Sur le fond, les Valaisannes et les Valaisans peuvent transformer l’essai et [remettre ce parti à sa juste place]. Oskar Freysinger n’est pas seulement un conseiller d’Etat dénoncé pour de graves manquements dans la gestion de son département; il s’est lui-même profilé comme le symbole d’une certaine manière de concevoir notre pays et de faire de la politique. De l’initiative pour l’interdiction des minarets à l’affaire «San Giorgio», il a systématiquement créé du capital politique en attisant la haine de l’Autre, en s’attaquant aux libertés des minorités, en faisant l’apologie d’une Suisse recroquevillée sur elle-même, mise en danger par un extérieur nécessairement menaçant. »

Ma compréhension est simple. Les Valaisans, en votant et en choisissant de ne pas reconduire Oskar Freysinger dans leur gouvernement, ont une occasion unique de créer l’impulsion nécessaire à la montée en puissance d’un UDC positive, réaliste, constructive et sérieuse avec laquelle les autres partis auraient envie de travail. Tout en signifiant que les personnalités refusant ces principes et valeurs n’ont plus leur place dans nos instances dirigeantes.

Olivier Bender
Conseiller communal à Vollèges

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