7 mai 2015

NON aux députés quota.

Durant la campagne des fédérales nous ouvrons nos colonnes à des invités extérieurs (de tout parti, de toute tendance politique). Aujourd'hui, c'est Thomas Burgener qui nous fait l'honneur de nous écrire quelques lignes. M. Burgener est ancien conseiller d'Etat (de 1999 à 2007) et est candidat au Conseil des Etats en octobre 2015. C'est également un lecteur régulier de notre blog.

Le 14 juin les Valaisannes et Valaisans sont invités à s’exprimer sur une réforme partielle de leur constitution. Le deuxième paquet prévoit notamment l’abolition des instances de district (préfet, sous-préfet, conseil de district), l’organisation des élections cantonale en automne au lieu de printemps et la possibilité d’élire plus qu‘un Conseiller d’Etat par district. Ce paquet mérite notre soutien.

Le premier paquet prévoit un nouveau système d’élection au Grand Conseil. Les élections se feront au niveau des districts, mais la répartition des sièges se décidera au niveau de six arrondissements électoraux selon le système de la double proportionnelle. C’est la solution qui a été élaboré par la commission R21 que j’avais l’honneur de présider. Mais ce paquet propose aussi un quota de 35 députés pour le Haut-Valais, indépendamment du nombre d’électeurs potentiels. Cette proposition, introduite en dernière minute au Grand Conseil par les groupes C du Haut-Valais, est totalement inacceptable.

Cette clause de 35 est un signe de faiblesse, une véritable déclaration de faillite voire une capitulation. Ce qu’il nous faut c’est d’ouvrir et d’animer les régions et le canton au niveau économique et culturel et ainsi démontrer notre force. Le Haut Valais a cette capacité. Au lieu de déclarer la guerre au Bas Valais il faut chercher des liens plus forts, des projets communs et une promotion nettement plus cohérente de notre canton. Bref, il nous faut un Valais uni. Les noirs et les jaunes du Haut veulent s’assurer d’influence au Grand Conseil part un nombre minimal fixe, un quota de députés. Cela ne modifiera en rien les forces au parlement cantonal. Si Beat Rieder n’est pas capable de nouer des contacts avec les groupes politiques du Valais romand et dans certaines circonstances aussi avec des parlementaires d’autres partis, il restera toujours un Haut-Valaisan minoritaire. Et s’il n’est pas capable de le faire à Sion, comment serait-il apte de le faire à Berne ou le jeu des alliances est encore nettement plus important.


Thomas Burgener

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