14 février 2013

La politique c'est comme un bon vin…

Une bonne politique c'est comme un bon vin, cela implique une subtile maîtrise d'une foule de paramètre afin d'obtenir un bon bouquet. Dans le cas qui nous occupe aujourd'hui, il est intéressant de constater qu'historiquement, un même cépage pousse en majorité dans la plupart des législatifs et exécutifs de coteaux et de plaines, ce dernier peuplant même notre législatif et exécutif cantonal depuis des temps immémoriaux.

Donnant lieu à un vin chaleureux, parfois chambré lorsqu'il s'agit de se pencher sur le délicat dossier de l'aménagement du territoire, ce cépage tend néanmoins à diminuer ces dernières années, peut-être victime de grillage suite à une trop longue exposition au soleil, à moins qu'il ne s'agisse des effets à long terme de l'oïdium et du mildiou apparus déjà autour des années 1880.

Qu'on se rassure toutefois, pour compenser ce manque de production, un autre cépage, également présent depuis la fin du XIXème siècle dans nos contrées, a apporté quelques couleurs au paysage politiques à mesure que le Valais s'ouvrait à ses voisins. Historiquement implanté au coude du Rhône, ce dernier est plus récemment remonté le fleuve pour s'en aller gagner les pentes de la capitale où il donne un vin qui a du corps mais qui résiste pourtant, au nom de la liberté élevée ici au rang de dogme absolu, à toute volonté d'étatisme.

 Répondant à une nouvelle baisse de production liée à l'apparition du phylloxéra en Valais au cours de l'année 1916, un troisième cépage fait son apparition dans le Vieux Pays en 1919. Soucieux de développer une politique plus égalitaire et solidaire, ce cépage prend naissance, sur le plan cantonal, à Sion pour gagner Brigue, puis les autres cités valaisannes. Troisième cépage le plus répandu aujourd'hui dans le canton, il donne un vin capiteux.

Moins répandus, d'autres cépages ont également fait leur apparition ces dernières années. Ainsi, en 1983 apparaît, du côté de Fully, un nouveau cépage qui permet la production d'un vin biologique développé exclusivement en biodynamique et qui suscite ces dernières années de plus en plus d'intérêt de la part des producteurs. Enfin, encore vert, un dernier cépage a passablement fait parler de lui à l'aube du XXIème siècle. Connu pour donner parfois un vin bourru porteur d'une acidité volatile, ce cépage entend se protéger par un label AOC destiné à le distinguer de tous cépages métisses.

Mais… Assez parlé cépage ! Le grand challenge ce sera de réussir un assemblage de qualité le 3 mars prochain et pour ça, n'oubliez pas d'aller voter au plus près de vos idées, loin des mots d'ordre partisans car c'est bien connu : Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars !

Pierre Troillet

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